L'âge de raison

L'âge de raison

LE COLLÈGE SAINTE-ANNE
EST MEMBRE DE :

Déjà, à cette époque, la réputation de Sainte-Anne dépasse la frontière. Par exemple, en 1892, des travaux d'élèves primés à l'Exposition colombienne de Chicago font dire à un journaliste : « Les Sœurs [...] ont certainement le système le mieux coordonné... créé par elles, il est un des plus complets au monde. » En 1900, le jury de l'Exposition universelle de Paris les récompense pareillement. La vie bat donc son plein au Pensionnat qui, à l'aube du 20e siècle, renforce ses liens entre élèves actuelles et anciennes en publiant la revue En famille.

En 1916, son affiliation à l'Université Laval lui permet d'obtenir la reconnaissance d'un certificat d'études aux finissantes du cours lettres-sciences, plus haut niveau d'instruction alors accessible aux Québécoises. Seize ans plus tard, l'institution franchit un nouveau cap en offrant le cours classique féminin, couronné par un baccalauréat ès arts.

Dans les années 1940, les Sœurs enrichissent à nouveau leur patrimoine en érigeant une quatrième annexe où logeront les élèves du Collège Marie-Anne, un des rares collèges féminins autorisés à faire passer des examens. Y résideront aussi les jeunes filles de l'École de musique des Sœurs de Sainte-Anne, établissement qui, après s'être associé à l'Université de Montréal (1937), deviendra l'École supérieure de musique.

Évidemment, l'installation de ces institutions sur le site de Sainte-Anne enrichit aussi le bagage culturel et intellectuel des élèves du Pensionnat. En effet, musique, théâtre, débats philosophiques, cercles littéraires ou missiologiques s'ajoutent aux fameux Cercles du « Bon parler français ». Ces Cercles collaborent au travail de La société du parler français au Canada, une association, patronnée par l'Université Laval, qui se voue à l'étude, la défense et l'illustration de la langue française au Canada.